• Lorsque le dé roule.

    Parfois, je lance un dé. Je le regarde rebondir, rouler, hésiter. Pendant quelques secondes, tout est possible. Pendant quelques secondes, ce dé est à la fois un 1 et un 6. Puis, finalement, il s’immobilise, et le temps reprend ses droits. Le résultat importe peu, en fait. Ce qui compte, lorsque je lance un dé, c’est que, l’espace d’un instant, le résultat est potentiellement chacune des faces. Pendant un instant, le dé est complet. Pendant un instant, il existe pleinement. Puis il s’arrête. Et il cesse d’être un dé : il est un 3, ou un 5.

    Nous sommes tous des dés. A chaque fois que nous sommes confrontés à un choix, nous sommes des dés : nous roulons, nous hésitons. Pendant quelques instants, toutes les potentialités s’offrent à nous. Nous sommes, quelques secondes durant, pleinement vivants : à la croisée des chemins, nous voyons les sentiers qui s’ouvrent sous nos pieds. Parfois, on ne les voit pas tous. Souvent, on ignore où vont nous mener les routes qui nous invitent. Et pourtant, finalement, nous commençons à marcher. Lorsque le dé s’immobilise, nous avons fait notre choix.

    On peut relancer un dé. Mais, qu’on le relance ou pas, rien n’efface le résultat précédent. Il en est de même pour les choix. On peut toujours tenter de réparer des erreurs commises, on peut toujours tenter de rectifier un choix qu’on considère comme un mauvais choix… Mais le mauvais choix demeurera. 

    Cependant, existe-t-il des mauvais choix ? Si nous les avons faits, c’est que nous avions des raisons de les faire. Je pense qu’il n’y a ni bons ni mauvais choix. Il n’y a que des choix, faits pour de bonnes ou de mauvaises raisons. L’important, c’est de parvenir à se décider.

     

    « Que faut-il faire ?Juste des figurants »

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